Trois points.
On lance word. Inutile, les fichiers dont j’ai besoin sont sur le disque dur externe. Impossible de terminer ce soir ce que j’ai commencé y’a un an. Je vais chercher le disque dur externe.
J’ai récupéré mon portable, ça m’aidera peut être pour décider de l’avenir du pauvre SDF. Rien n’est sur pour le moment, il est coincé sur un mur depuis des semaines et des mois. J’aime à le savoir en train d’escalader la gouttière de l’immeuble pour retrouver ce qu’il a jeté. Il est bien sur ce mur, rien ne peut lui arriver vu que le temps s’est arrêté depuis que je n’ai plus écris.
Je rouvre le document.
Oui, le sdf n’a toujours pas bougé. Il attend patiemment mes ordres sur son mur. Avant l’histoire avait un but. Quelques mois après elle en avait un nouveau, plus puissant et jouissif que le précédent. C’est parti pour être comme ça à jamais, une modification perpétuelle du but du texte de manière à ce qu’il ne soit jamais terminé et qu’il reste pour l’éternité dans mon dossier Brouillon.


