Homo Homo Sapiens
Aujourd’hui je me suis rendu compte que l’homophobie existe aussi autour de soi. Je veux dire qu’elle existe, certes, partout, mais je n’avais jamais remarqué son expression proche de moi. Enfin, je me comprends globalement. J’espère que ce que j’écris n’est obscur que pour moi.
Bref, l’homophobie subsiste en France en 2006. C’est évident car elle existera toujours, tout comme la xénophobie, et toutes les discriminations imaginables et inimaginables comme la pneumophobie (qui existe malgré tout et se caractérise par la peur de respirer, peur bien souvent mortelle)
En cherchant des infos sur la lutte de l’homophobie dans les établissements scolaires, je suis tombé sur certains blogs assez incroyables géniaux. Ce que j’ai remarqué c’est que les jeunes homos qui souffrent ne le font plus en silence. Il y a moins d’une demi décennie, on pouvait souffrir librement dans notre coin. C’était particulièrement formateur de morfler quelque temps avant de pouvoir mordre la vie à pleines dents.
Aujourd’hui, l’homo débutant souffre mais il le dit, il le raconte et le décortique en allant droit aux faits sur son blog et il reçoit dès lors des commentaires de soutient du monde entier. Internet facilite la découverte de l’existence d’une communauté homosexuelle (qui est selon moi le déclic fondateur) sans que ce désirs de découverte existe réellement. C’est comme si vous goûtiez à un fruit exotique et rare sans même savoir que vous êtes en train de manger.
Mais bon, admettons qu’une construction sans souffrance ne soit pas génératrice de petites pédales égocentriques et superficielles. Admettons.
Ces blogs aussi touchant que les mots fléchés de Télé Loisir innovent toutefois dans le mauvais goût en illustrant leurs propos creux d’images horribles (parce que ça fait genre de parler d’un sujet grave avec des images d’automutilation, ça fait si super hype over méga groove cool)
J’ai peur de devenir homophobe quand j’étudie le regard que je porte sur cette nouvelle vague d’homotisation. De l’homo en veux-tu, en voilà, je trouve ça pathétique et j’ai honte. Notre présence dans les médias (à la télévision) provoque sans doute un appel d’air qui doit en convertir quelques uns, mais on s’écarte de plus en plus de cette idéologie de lutte pour un monde plus ouvert. L’homo d’aujourd’hui n’est pas prêt à se battre pour les grandes causes de son camp mais est plus là pour le sexe, la fête et tout ce qu’il lui sera possible d’absorber en soirée. Alors qu’il y avait avant (du moins je crois) une sorte d’élitisme dans la communauté de jour, n’importe quelle petite pouf peut à l’heure actuelle emmerder son monde sous couvert de son homosexualité.
Comprenne qui voudra.
Après, je me plante peut être.
Mais au départ la question que je me posais c’était comment ôter ces quelques mots du vocabulaire courant de certains ?
Et aussi : Mais sont-ce pour autant des marques d’une potentielle homophobie ? Faut-il réellement un lapin pour faire un civet ? Comment agir contre l’homophobie relative et potentielle dans un lycée ?
D’autre énigmes que le club Scoubidou se fera un plaisir de résoudre une prochaine fois.
Se trouve dans Ado, Lycée, Sea, Sex & Sun, Blogattitude, Coup de fuck, Elucubrations, 2be or not 2be3.



[…] Ça rejoint un peu le post de Mathieu et j’en viens à me poser les mêmes questions. Est-ce que l’école ne devrait pas apprendre autre chose que des formules et des définitions ? Je me rappelle une campagne du pub qui disait « Le respect, ça change l’école », mais pas d’un quelconque changement. Sont-ils réellement homophobes où vivons-nous dans une société trop hétérocentrée et hétérocentriste ? […]
Le 23 octobre 2006, 22h35 | #
Je voulais pas laisser le premier comment parce que je suis assez intelligente pour commencer sur un sujet sérieux ^ ^
Perso, je dirais que le respect et tout le bordel, c’est à la maison que ça devrait s’apprendre… Quand ma petite belle-soeur demande “Papa, si on a un copain homo on peut lui conseiller d’aller consulter?”, j’ai d’abord envie de lui claquer la tronche, puis je me dis que c’est pas sa faute et que je ferais mieux de lui expliquer calmement…
Le 25 octobre 2006, 18h33 | #
Tout d’abord un tres beau texte, (avec un titre extra’!) qui est a l’image de son auteur je pense, violent tranquillement, une sorte de “rupture tranquille” avec le speed et la colere qui anime généralement nos jeunes camarades. Enfin bref j’aime ton style.
Maintenant en ce qui concerne le sujet, je suis 200% d’accord avec toi, l’homophobie, (comme la quasi’ totalité des phobies est une énorme connerie), elle releve du fait que l’homme a peur de ce qui lui est “different”, si la connerie persiste, on va se retrouver avec des discour d’attant de l’Allemagne de 36. Malheureusement nous disposons de peu de moyens a l’heure actuelle pour tuer la connerie ( seul genocide qui serai ethiquement acceptable).
Pour ma part je suis loin d’etre homophobe, mais l’attitude de certains homosexuel est décevante, le coté “provocateur-révolté-qui s’affiche devant tout le monde”, comme si etre homosexuel etait une mode : “tiens sa revient la tendeance homo en ce moment… il faut que quitte ma copine pour ne pas etre “has been”, etre hetero’ s’est plus du tout fashion!”.
Y’a des baffes qui se perdent! Je serai bientot comme Franck Dubosc un des “premier a osé avouer son heterosexualité”! Les homosexuel n’ont pas a se cacher bien évidement, mais se n’est pas la peine de faire des expressions “etrange” lorsqu’on a une sucette dans la bouche, on n’es pas obliger de partager vos gouts, la liberté commence là ou s’arrete celle des autres…
enfin, bref, avec tout mon soutiens contre la connerie humaine qui nous gangrene depuis trop longtemps.
bien amicalement
max
ps: l’orthographe s’est pas mon truc, je pense que ça se voit, dsl.
Le 7 février 2007, 22h36 | #
oh oh oh ! oui des tartes dans la tronche on peut en foutre aux petites tapiolles mais aussi aux petites frappes des bac à sable, aux vieux cons, aux grosses connes, et surtout surtout aux blondes à fortes poitrines.
La dénomination commune comme tu le dis c’est bien la connerie.
L’homophobie existe, elle rampe, elle galope, elle salit, elle avilit aussi, mais c’est je pense faire un mauvais procès aux “fofolles” un peu excentriques, un peu too much dans le fun et dans le trash. Il faut veiller à ne pas se tromper de bourreaux. Merki.
Le 8 avril 2007, 18h27 | #