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mar 19 12 2006

Une vingtaine d’Apéricubes

J’ai la chance de ne pas avoir assez de notion en électricité pour imaginer qu’il est impossible de tirer de la haute tension à partir d’une simple pile de 9V.

J’ai reçu mes composants de Conrad samedi. Aussitôt reçu, aussitôt monté. J’ai pile commandé ce qu’il me fallait (j’ai juste oublié une résistance de 100ohms mais vu que j’avais commandé des résistances de 1kohms et que j’en ai eu à la pelle, il a été relativement facile de la simuler en mettant 10 résistances en dérivation.

Le montage est tel que j’obtiens une résistance de 200ohms. Une simulation me permet de constater que ça n’est pas le plus important.

Le montage fonctionne. Pour le moment je suis dans l’étape la plus simple, c’est-à-dire fabriquer un petit générateur de tension carrée à pile piloté par un petit NE555 et amplifié par un transistor 2N3055 (je crois). Deux potentiomètres (conducteurs ohmiques à résistances variable) servent à dire de quelle longueur doivent êtres les maxima et les minima. Ca permet ainsi de faire varier la fréquence de la tension en sortie.

Un vieux multimètre analogique m’accompagne dans mes expériences. Il n’est plus vraiment juste mais il me renseigne aisément sur ce qu’il faut que je fasse ou sur ce qu’il faut que j’évite de faire. Lorsque l’aiguille s’envole à droite alors que je mesure une intensité, il est préférable de ne pas toucher au circuit.

L’intensité s’envole parfois, et le transistor chauffe d’une manière incroyable. Après m’être demandé si j’avais correctement branché la grosse bestiole, je me suis rendu compte que tout était correct. Ça doit être normal. Allons savoir …

Il me reste maintenant à trouver un transformateur ayant un rapport entre les nombres de spires assez conséquent. Il faut environ mille spires pour une, et encore, dans le meilleur des cas. Dans un monde parfait, on devrait avoir en sorti du 9kV, ce qui devrait être assez pour amorcer un arc capable de faire brûler quelque chose.

Après avoir fait des recherches approfondies sur internet, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes avaient essayé de faire ce montage, et beaucoup y sont arrivés. Leur secret : Des bobines d’allumages (Ignition coil comme ils disent en anglais) de mobylette ou de voitures ont leur primaire raccordé au générateur de fonction. De l’autre coté y’a une différence de potentiel assez forte pour faire de belles étincelles…

En même temps c’est le but premier de ces bobines, vu qu’elles sont sensées cracher une tension suffisante à partir d’une batterie de 6 à 12V pour produire une étincelle (avec la bougie) pour enflammer l’essence. C’est d’ailleurs pour ça qu’on les nomme bobines d’allumages.

Il ne me reste plus qu’à aller à la casse pour trouver une vieille bobine pas trop cher, et prier pour que ça marche sans problèmes.

Avec ça, mon briquet électronique à plasma pèsera bien 1kg, nécessitera une pile par utilisation et occupera l’espace d’un cube d’une vingtaine de centimètre de coté.

Je commence à comprendre pourquoi personne n’a encore eu cette idée.

ven 15 12 2006

Polypocket : -(pocket)n-

J’essaye de modéliser l’électricité qu’on étudie avec des dragibus à la place des électrons libres. Ce n’est pas la moins bonne idée que j’aie eue depuis quelques années, mais ça s’en rapproche tout de même. Les dragibus n’ont évidement pas le même comportement que des électrons, mais restent des particules quantiques dans la mesure où plus on s’en rapproche pour les étudier, plus ils ont tendances à disparaître. Mangés.

Bref, tout n’est question que d’imagination !

Pour en revenir à la physique et à la chimie. J’ai décidé d’arrêter de refouler mon envie de partager mon engouement pour cette matière. Prof de Physique ne semble pas être un métier aussi déprimant que ça. On m’a un jour fait croire que c’était d’un ennuie mortel, et j’ai ensuite durant quelques années essayé de m’en persuader. Mais maintenant il est devenu inutile de luter : les profs qui m’entourent ont l’air de prendre tellement de plaisir à enseigner que ça en devient irritant. Je n’ai plus qu’une seule envie : devenir un de ces dieux qui partagent leur savoir.

Pour en revenir cette fois-ci à la chimie seulement, je dois avouer que même si c’est palpitant de manipuler, ce n’est pas sans grandes déceptions.

Dans le cadre des Olympiades de Chimie mercredi dernier nous avons synthétisé (polymérisé ? Puis zut, je dis bien ce que je veux) du polystyrène à partir de styrène. La manipulation est longue. Il ne suffit pas de verser deux solutions dans un bécher pour avoir ce qu’on veut. Il s’agissait dans un premier temps d’extraire du styrène d’une solution commerciale pour ensuite la faire mijoter à 110° avec son pote, l’initiateur de radicaux libre histoire de casser une double liaison et lancer la polymérisation. Le temps de cuisson était d’une heure.

A vrai dire, à la fin de la manipulation, on versait notre pot-au-feu dans du methanol. Et c’est là qu’apparaissant le polystyrène.

J’étais persuadé que j’allais voir se former des petites billes de polystyrène expansé. Les petites billes qui forment les plaques de PSE. Dans ma tête, le scénario était tout fait : Quelque part dans la solution allait se former une petite bille puis elle grossirait jusqu’à ce qu’elle remonte en surface (Archimède qui pousse le bouchon). Ça allait faire comme une boule à neige à l’envers, ça allait être magnifique et génial.

Evidement quand on a versé le styrène dans le methanol il ne s’est absolument pas passé ça. Il s’est juste formé un précipité blanc comme on en voit souvent en chimie. Du chlorure d’argent ou le trouble de l’eau de chaux (oui, je ne me souviens plus de l’espèce chimique qui se forme). J’étais déçu à un point !

Mais bon on avait quand même du polystyrène. Le polystyrène ce n’est pas du polystyrène expansé parce qu’il est tout sauf expansé.

C’est dans ces moments là qu’on se souvient qu’on habite sur terre et que les choses réellement surprenantes ne nous surprennent même plus.

Depuis je n’aime plus le polystyrène.