Une gelée royale
Je suis content de voir que Ségolène Royale commence à dévoiler son projet avec une bravitude exceptionnelle. On est bien loin du franc parlé qu’on reproche à Nicolas Sarkozy, tellement loin qu’on en arrive à un stade limite où les mots existants ne suffisent plus.
Il y a quelques semaines, on pouvait considérer Ségolène Royale comme une élève de primaire sérieuse et appliquée. Alors qu’on imaginait que le programme de l’icône du PS était inexistant ou qu’il allait se construire à la bonne franquette autour d’une grande table où tous les français auraient été invités, on découvre ces derniers jours que les motivations de Madame Royale sont profondes, réfléchies et en étude depuis plusieurs mois.
Arrive en premier plan une refonte de la langue française. Les mots qui existent déjà seront remplacés par d’autres, plus logiques, et plus simples. J’imagine également que les règles d’orthographe seront simplifiées, que la lecture et l’écriture ne seront plus des critères exigibles chez les petites têtes blondes. Ainsi, l’étude de notre langue sera relégué au rang d’option très facultative car il n’y aura plus de professeurs (qui ne font rien, rappelons le) pour les enseigner.
Ainsi, un beau quandlesoleilselève, il n’y aura plus rien de gens qui ne baragouineront le même ensembledemots en notre pays et ça deviendra d’une compliquitude inrésoudable de baragouiner ensemble. Il y aura peut-être des combatations avec des armes suite à des non comprisations entre gens puissancés. Cette situation sera évidencement pleurable.
Aussi, Mme Royale a bien compris que la justice française avait de sérieux problèmes. Alors que Nicolas Sarkozy aimerait que les criminels soient jugés et punis pour les actes qu’ils ont commis, Ségolène va plus loin et salive devant un modèle un peu plus radical. « Les tribunaux [chinois] sont plus rapide qu’en France ».
Voilà donc sa solution pour lutter contre la criminalité ! Il faut qu’on calque notre justice sur celle de la Chine, c’est-à-dire rétablir la peine de mort le plus rapidement possible, écourter la durée de nos procès, et enfreindre les droits de l’homme de manière plus générale.
Ainsi, la France de Ségolène essaiera sans doute de battre les 1770 exécutions qu’a réalisé la chine en 2005.
Evidement, j’imagine que d’autres projets sont à venir, mais ils ne seront dévoilés que bien plus tard, de peur de « se prendre des coups des organisations syndicales »
Mon but n’est pas de lancer une polémique sur ce blog. Je veux juste faire part des quelques questions que je me pose sur ce personnage énigmatique.



La novlangue ! J’en ai toujours rêvé !!!
Le 11 janvier 2007, 19h39 | #
Bon, j’ai suivi, de temps à autre, notre jeune sarkosyste, donc antiroyal, dans ses pérégrinations de l’état ado à l’état jeuneintello (style façon royal ; je prends ma leçon), maniaque en chimie ou/et physique, et je constate à ce poteau d’arrivée du 12/01/07 qu’il a grandement amélioré son style, sa verve, peut-être même sa flagornerie. Hum, je ne sais pas s’il va apprécier. Mais enfin… Ou sont ses petit copains d’antan? Aux oubliettes : ce qu’on est oublieux à cet âge des belles et toutes grande promesse !
C’est bien, l’homme jeune, et en route !
Tiens, le Mathieu, si les délires d’un guss qui avait un tout petit peu dépassé ton âge du moment, t’intéresse, vas donc visiter les extraordinaires aventures de ce quidam que je fus : http://www.algerie58.fr/.
Salut
Le 12 janvier 2007, 21h28 | #
Ce personnage énigmatique est avant tout le représentant des femmes. Car les femmes c’est la nouvelle mode. Nous sommes des femmes, nous pouvons parler et parler fort. De plus, elle a un caractère novateur avec la créativation de nouveaux mots. Donc elle aura sûrement une grande part des votes. Et pourquoi ne serait-elle pas élue à défaut, pour éviter le méchant le Pen ?
Le 27 janvier 2007, 23h19 | #
il est vrai que l’icone du PS est parfois une espece d’icone… (facile celle là) jolie texte
, continue!
a+
ce gros porc de Stragionni
Le 7 février 2007, 22h20 | #
Merci pour la finesse de cette réflexion qui dénonce la vacuité et la vanité régalienne. On aimerait tellement avoir une femme au Pouvoir, dans la suite de Blanche(de Castille), Catherine(de Médicis), et Louise (de Savoie): voilà si longtemps qu’elles n’ont régné!
Mais pas n’importe laquelle: une femme qui ne dénonce pas le lendemain ce qu’elle a encouragé la veille! Beaucoup d’esprit, beaucoup d’humour, beaucoup de discernement dans votre texte. Au XVIIIème siècle, on aurait dit”beaucoup de pénétration”. Mais j’ai peur que ce mot ne soit interprété comme une trace de machisme. Donc, je le retire avant d’être catalogué comme membre de la résistance anti-féministe qui a déjà fait tant de tort à la candidate, au sein même de son propre parti! B. Vannier, professeur de lettres.
Le 9 février 2007, 19h22 | #