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dim 20 05 2007

Avis pour les commentaires

Bien, en ce moment je subis une vague de spam. Ces spams sortent de nul-part. Je vais essayer d’obliger les gens à être enregistré pour pouvoir poster des commentaires.

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Je suis désolé d’imposer tout ça, mais ce sera temporaire si cette solution ne fonctionne pas.

Edit : J’ai mis en route le Plugin, on va voir ce que ça donne !

Edit 2 : Ca marche, plus besoin de s’enregistrer. Pardon !

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (3/3)

Voilà-t-y pas que l’insa m’annonce que je suis admis en vague A à Strasbourg. A moi le pays de la saucisse, de la bière et des patates !

« Nousse allouns faireu eineuh choukroutteun pour fêterr ton admizionne »

Ce n’est pas que je n’ai aucune envie d’aller à Strasbourg. C’est une très jolie ville, elle est ouverte sur le monde entier, tout est beau, le monde est gentil et tout va au mieux dans le meilleur des mondes. Le seul problème c’est que c’est un peu loin et que depuis des mois je conjugue mon futur au participe Lyonnais. Et puis ça fait une petite trotte.
Ni une ni deux, je demande le quitte ou double, c’est-à-dire l’entretiens pour essayer d’obtenir l’insa de Lyon.

Quoi qu’il en soit c’est surprenant cette période d’orientation. Certaines choses auxquels on aurait jamais pensé nous paraissent tout d’un coup la meilleur voie qu’il puisse exister au monde tout entier. C’est alors qu’on se passionne pour cette voie, qu’on mise tout dessus. On se met la pression en se disant que notre avenir se joue là-dessus.

Plus le temps passe, plus on se dit que c’est jouable et que ça sera réellement passionnant. On commence à se renseigner sur ce qu’on imagine être notre futur établissement, et on construit des projets à moyen terme. Faire parti du journal de ce futur établissement, profiter du dynamisme associatif pour garder un pied sur terre.

On arrive au paroxysme de la confiance et on se dit qu’on peut commencer à croiser les bras, qu’on a atteint notre rythme de croisière et qu’il n’y a plus qu’à attendre la prochaine rentré.

Et pof. Tout se casse la gueule. Vos plans et votre confiance se sont trompés. Vous n’avez pas été pris à Lyon comme vous l’espériez. Il faut attendre, redoubler d’effort, ne surtout pas se laisser aller. Rebondir et se réadapter.
Sacré challenge. Mais je suis content de l’avoir vécu. Se prendre des coups dans le bide et devoir redémarrer, sans trop se laisser perturber, voilà ce qui fait grandir, voilà ce qui nous permet de sentir notre humanité.

Le courage, la force et l’ambition se travaillent. Par pitié, puis-je ne jamais les perdre en considérant que tout est acquis.

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (2/3)

Mais quand on lit ces petites ambitions, on remarque que nulle part apparaît la volonté d’être ingénieur. Déjà, je ne me suis jamais vraiment demandé ce que ça pouvait bien être. Un ingénieur à du géni, un ingénieur gémi un géni ailleurs.

Dans ma tête, les ingénieurs appartenaient à une espèce à part dérivé de l’homo sapiens-sapiens. Ces êtres étranges portaient des lunettes, était aussi grand que fin, ne parlaient pas, ne souriaient pas. Ils pensaient ! Toute la journée, ils s’occupaient à penser dans des grandes pièces blanches avec des charlottes sur la tête. Quand ils ne pensaient plus, ils griffonnaient des choses sur un petit cahier blanc d’ingénieur. Ils économisaient leur salive, ils ne communiquaient que lorsqu’il le fallait. Ils utilisaient des mots assez étranges, un vocabulaire d’initié. Coupé du monde réel, ils étaient obligés de se retrouver entre eux, car bien qu’intelligents, ils restaient avant tout de grands incompris.

Je suis aujourd’hui incapable de dire pourquoi je l’ai fait, mais je me suis inscrit au concours des INSA de manière à être ingénieur. Du jour au lendemain, l’ingénierie a alors représenté tout ce que je pouvais attendre d’un boulot. J’ai encore du mal à comprendre quels ont été les mécanismes de cette découverte, mais c’est comme ça.

Quoi qu’il en soit, j’ai sérieusement entré mes notes de première et de terminale, celles des épreuves anticipés du bac et mes différents établissements. J’ai patiemment attendu les résultats de la vague A en priant pour que le destin choisisse pour moi ce que je devais faire dans ma vie (ingénieur ou prof en passant par prépa).

Quelques mois se sont alors écoulés.

A suivre …

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (1/3)

L’orientation est un sujet assez particulier. Si je fais un petit bilan de tout ce que j’ai voulu devenir, on peut trouver :

-          Boulanger, quand j’étais à l’école maternelle, je prévoyais d’ouvrir une boulangerie avec ma grand-mère et la remorque de mon père. Ma voie était toute tracé : j’aurais fait le pain et ma grand-mère des quatre-quarts (car les clients n’aiment que ça)

-          Médecin, ça a duré quelques semaines avant que je passe à l’hôpital pour me faire recoudre un bout de lèvre.

-          Professeur de Physique Chimie. En 4ème, pour la première fois de ma vie j’ai eu une idée réalisable, ça a duré un an avant que l’informatique s’impose à moi (enfin revienne à moi.)

-          Un boulot dans l’informatique. Ca a duré quelques semaines avant que je ne fasse un stage dans une entreprise de maintenance informatique. Les employés fumaient comme des pompiers, ils étaient mal payés, particulièrement geek et pas très drôle. La raison a alors très rapidement repris sa place dans ma tête.

-          Professeur de Physique Chimie. Cette idée est revenue en seconde jusqu’à ce qu’on me dise de manière assez violente « Non Mathieu tu vaux mieux que ça ».

-          Journaliste. Cette idée s’est imposée en seconde et s’est poursuivie en première. Je comptais viser Science (Winni the) Po(oh) pour rentrer à l’école supérieure de journalisme à Lille. J’habitais alors dans les Pyrénées Atlantiques, cette idée ne me choquait pas.

-          Journaliste scientifique. Un jour, je me suis rendu compte que l’histoire n’était pas aussi passionnante que mes cours de physique. Je ne me souviens plus comment ça s’est mis en place, mais ça m’a semblé tout d’un coup très clair. J’ai alors tout de suite eu envi de devenir Fred de « C’est Pas Sorcier ». Après, j’ai voulu devenir journaliste scientifique.

-          Professeur de physique. C’est revenu au début de la terminale quand je me suis dit que ça ne valait pas le coup de se faire chier à vouloir faire une prépas.

-          Professeur agrégé de physique chimie avec un passage par une prépas et par Normal Sup. Là je ne sais pas trop ce qui m’est arrivé, mais j’y ai cru quelques temps, jusqu’à ce que je me dise que ça ne servirait pas à grand-chose.

-          Professeur agrégé de physique et pigiste : Durant mon année de terminale, j’ai imaginé beaucoup d’assemblages différents.

A suivre …