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jeu 13 09 2007

Il respire encore !

Pour répondre à vos nombreuses questions et pour mettre fin à vos inquiétudes, non, je ne suis pas mort. J’ai simplement beaucoup travaillé durant la première partie des vacances, ensuite, j’ai beaucoup perdu mon temps durant la seconde. J’ai vécu de très bons moments et j’ai été heureux.

C’est malheureusement nuisible à l’écriture d’être trop joyeux. J’ai perdu mon inspiration pour ce qui est du blogable, j’ai par contre écrit beaucoup de textes fades et niais, dignes des auteurs les moins lus. J’étais assez fier d’être capable d’une médiocrité telle. On s’impressionne chaque jour.

Mais le pire c’est quand je me suis remis à Delphi.

Bon, je suis un geek, ça ne m’était pas arrivé depuis quelques années. Le jour où j’ai compris qu’on pouvait partager plus que des discussions intéressantes avec les autres, j’ai désinstallé Delphi de mon ordinateur. J’ai d’ailleurs également désappris à programmer au même moment, voilà pourquoi je me croyais à l’abris de quelconque rechute imprévue.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Delphi c’est pour faire de la programmation, c’est-à-dire faire faire des choses à l’ordinateur. Quand on utilise Delphi, on programme en Pascal. Les puristes vont me crucifier car certains pensent que le Pascal utilisé sur delphi est tellement moche qu’on ne peut pas appeler ça du Pascal. En gros, le Pascal sous delphi c’est comme si on écoutait un Mexicain parler un Français argotique avec un accent strasbourgeois.

On peut faire un autre rapprochement, le Pascal sous Delphi, ça sert à rien.

Quoi qu’il en soit, j’ai réussi à pendre pas mal de temps à essayer de programmer des vol d’oiseaux et des espèces de calculs de moyennes de cellules de grands tableaux. Le meilleur programme que j’ai fait permettait d’assigner à une cellule la moyenne de toutes ses cellules voisines. Ça affichait tout de manière graphique : un pixel par cellule d’une couleur correspondant à sa valeur.

Mes compétences en algorithmes et en optimisation se sont révélées assez proches de 0 sachant qu’il fallait bien 10 secondes au programme pour calculer et tout afficher. Sur un ordinateur récent capable de faire cette tache en moins d’une milliseconde, ça fait peur. Mais je suis quelqu’un qui prend son temps.

Sinon, j’ai été pris à l’INSA après avoir volé mon admission lors de l’entretien. A vrai dire, je n’ai pas osé raconter mon entretien sur mon blog avant d’avoir les résultats, mais je le ferai si je retrouve mes feuilles.

mar 27 03 2007

Je suis triste !

Comme je suis quelqu’un de très appliqué et très rigoureux, j’ai l’habitude de poser mes projets sur les rebords d’étagère. Je m’arrange toujours pour que les projets les plus importants soient le plus hauts, de manière à ce qu’ils ne puissent survivre à une chute.

Comme quand je travail sur un autre projet moins important, mes autres projets disparaissent totalement de mon esprit, et que généralement je suis pressé, il m’arrive de faire tomber mes projets super importants de l’étagère la plus haute.

J’étais entrain de faire un câble pour relier ma TI à mon ordinateur. En effet, arrive un moment où nos programmes deviennent important, surtout quand on y passe du temps. Le TI basic n’est pas mon langage de prédilection, mais on arrive à faire des choses assez incroyables. N’oublions pas que je compte toujours faire une interface de mesure adaptable sur calculatrice, chose qui sera sans doute simple avec un composant de conversion analogique numérique et un petit programme en assembleur (ou en tibasic si j’arrive à chopper ce que j’ai en entrée). J’ai fait une demande d’échantillons gratuits à Dallas, j’attends toujours.

Bref, pour faire mon câble, j’avais besoin de deux diodes qui se trouvaient dans une mallette, et il fallait que je retrouve une fiche parallèle qui traînait quelque part. Je n’avais pas le temps de faire attention car mon fer à souder m’attendait sur mon bureau, et j’avais envi de regarder un épisode de Dora l’exploratrice le plus vite possible (tout n’est pas vrai dans ce que je raconte). Evidement, en cherchant cette foutue fiche (cette fouchue fite) j’ai fait tomber la bobine d’allumage qui servait à mon briquet électronique à plasma (qui n’a de génial que le nom !). La vieille bobine d’Austin Mini était reliée à mon circuit générateur de créneaux, ce qui fait que dans sa chute elle a tout emporté avec elle (ainsi que le transformateur d’épilateur, oui, on récupère ce qu’on peut).

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas fait attention sur le coup et j’ai tout remis en place, jusqu’à ce que j’essaye de rebrancher le système pour vérifier quelque chose. Et là, surprise, rien ne se passe.

Avant, la bobine grésillait, le transistor chauffait, et le ne555 survivait tant bien que mal.

Et là je comprends d’où vient le problème. La bobine s’est cassée, j’imagine que le secondaire s’est décroché de où il devait être accroché, ce qui fait que la bobine ne bobine plus rien, ou du moins elle bobine seule.

Le dimanche suivant, je vais aux puces à clermont et j’achète deux bobines (pour la modique somme de 5 euros). Evidement ces bobines ne sont pas adaptés et ne marchent pas. Je me retrouve ainsi sans aucune source de haute tension, (ce qui est devenu, rappelons le, indispensable aujourd’hui).

Pour vous montrer mon coté scientifique et cartésien, pour vous prouver que je fais attention et que tous mes faits et gestes sont calculés à l’avance, voici une image :

Je suis consciencieux

Pour conclure, j’aimerais ajouter que j’ai réussi à tuer royalement un ne555. Ces petites bêtes ne résistent pas beaucoup à de gros courants. Ils chauffent jusqu’à ce qu’ils explosent. Bon l’explosion n’a rien de bien fabuleuse, ils chauffent, se fendent et font un petit pfiou suivi d’un dégagement de fumé. C’est sympa mais ça sent le ne555 rotis dans toute la maison.

Je le sais depuis la troisième. Je l’ai donc pour ainsi dire toujours su. Les ne555 ne supportent PAS trop de courant. Donc évidement, j’ai court-circuité la résistance de protection qui s’interpose entre la sortie du composant et le transistor (qui agis un peu comme un robinet dans lequel la sortie du ne555 est la main de celui qui se brosse les dents). Jusque là pas de problème. Mais évidement quand j’y ai relié un transformateur (une bobine qui fait des bisous à une autre bobine), le transistor a été court-circuité à son tour, ce qui à fait que directement, il y a eu beaucoup d’intensité qui a été pompé dans le ne555, voilà ce qui a fait pfiou.

J’oublie peut être mes résultats de mesure d’intensité quand je faisait fonctionner la bobine (à l’époque) : Souvent, l’aiguille du multimètre analogique bondissait vers la droite sur le calibre 3,2A.

Entre temps j’ai tué une DEL.

Je me dis que je suis aussi fort en électronique qu’à l’époque où je jouais avec des piles, des lampes, des moteurs et des DEL. (J’étais en CE2, mes parents m’avaient offert un coffret d’expérimentation. J’ai expérimenté jusqu’à ce que je ne puisse plus expérimenté, c’est-à-dire, quand tout a été grillé.)

Quand j’y pense, j’ai honte de mon génocide.

ven 15 12 2006

Polypocket : -(pocket)n-

J’essaye de modéliser l’électricité qu’on étudie avec des dragibus à la place des électrons libres. Ce n’est pas la moins bonne idée que j’aie eue depuis quelques années, mais ça s’en rapproche tout de même. Les dragibus n’ont évidement pas le même comportement que des électrons, mais restent des particules quantiques dans la mesure où plus on s’en rapproche pour les étudier, plus ils ont tendances à disparaître. Mangés.

Bref, tout n’est question que d’imagination !

Pour en revenir à la physique et à la chimie. J’ai décidé d’arrêter de refouler mon envie de partager mon engouement pour cette matière. Prof de Physique ne semble pas être un métier aussi déprimant que ça. On m’a un jour fait croire que c’était d’un ennuie mortel, et j’ai ensuite durant quelques années essayé de m’en persuader. Mais maintenant il est devenu inutile de luter : les profs qui m’entourent ont l’air de prendre tellement de plaisir à enseigner que ça en devient irritant. Je n’ai plus qu’une seule envie : devenir un de ces dieux qui partagent leur savoir.

Pour en revenir cette fois-ci à la chimie seulement, je dois avouer que même si c’est palpitant de manipuler, ce n’est pas sans grandes déceptions.

Dans le cadre des Olympiades de Chimie mercredi dernier nous avons synthétisé (polymérisé ? Puis zut, je dis bien ce que je veux) du polystyrène à partir de styrène. La manipulation est longue. Il ne suffit pas de verser deux solutions dans un bécher pour avoir ce qu’on veut. Il s’agissait dans un premier temps d’extraire du styrène d’une solution commerciale pour ensuite la faire mijoter à 110° avec son pote, l’initiateur de radicaux libre histoire de casser une double liaison et lancer la polymérisation. Le temps de cuisson était d’une heure.

A vrai dire, à la fin de la manipulation, on versait notre pot-au-feu dans du methanol. Et c’est là qu’apparaissant le polystyrène.

J’étais persuadé que j’allais voir se former des petites billes de polystyrène expansé. Les petites billes qui forment les plaques de PSE. Dans ma tête, le scénario était tout fait : Quelque part dans la solution allait se former une petite bille puis elle grossirait jusqu’à ce qu’elle remonte en surface (Archimède qui pousse le bouchon). Ça allait faire comme une boule à neige à l’envers, ça allait être magnifique et génial.

Evidement quand on a versé le styrène dans le methanol il ne s’est absolument pas passé ça. Il s’est juste formé un précipité blanc comme on en voit souvent en chimie. Du chlorure d’argent ou le trouble de l’eau de chaux (oui, je ne me souviens plus de l’espèce chimique qui se forme). J’étais déçu à un point !

Mais bon on avait quand même du polystyrène. Le polystyrène ce n’est pas du polystyrène expansé parce qu’il est tout sauf expansé.

C’est dans ces moments là qu’on se souvient qu’on habite sur terre et que les choses réellement surprenantes ne nous surprennent même plus.

Depuis je n’aime plus le polystyrène.

jeu 12 10 2006

Homo Homo Sapiens

Aujourd’hui je me suis rendu compte que l’homophobie existe aussi autour de soi. Je veux dire qu’elle existe, certes, partout, mais je n’avais jamais remarqué son expression proche de moi. Enfin, je me comprends globalement. J’espère que ce que j’écris n’est obscur que pour moi.

Bref, l’homophobie subsiste en France en 2006. C’est évident car elle existera toujours, tout comme la xénophobie, et toutes les discriminations imaginables et inimaginables comme la pneumophobie (qui existe malgré tout et se caractérise par la peur de respirer, peur bien souvent mortelle)

En cherchant des infos sur la lutte de l’homophobie dans les établissements scolaires, je suis tombé sur certains blogs assez incroyables géniaux. Ce que j’ai remarqué c’est que les jeunes homos qui souffrent ne le font plus en silence. Il y a moins d’une demi décennie, on pouvait souffrir librement dans notre coin. C’était particulièrement formateur de morfler quelque temps avant de pouvoir mordre la vie à pleines dents.

Aujourd’hui, l’homo débutant souffre mais il le dit, il le raconte et le décortique en allant droit aux faits sur son blog et il reçoit dès lors des commentaires de soutient du monde entier. Internet facilite la découverte de l’existence d’une communauté homosexuelle (qui est selon moi le déclic fondateur) sans que ce désirs de découverte existe réellement. C’est comme si vous goûtiez à un fruit exotique et rare sans même savoir que vous êtes en train de manger.

Mais bon, admettons qu’une construction sans souffrance ne soit pas génératrice de petites pédales égocentriques et superficielles. Admettons.

Ces blogs aussi touchant que les mots fléchés de Télé Loisir innovent toutefois dans le mauvais goût en illustrant leurs propos creux d’images horribles (parce que ça fait genre de parler d’un sujet grave avec des images d’automutilation, ça fait si super hype over méga groove cool)

J’ai peur de devenir homophobe quand j’étudie le regard que je porte sur cette nouvelle vague d’homotisation. De l’homo en veux-tu, en voilà, je trouve ça pathétique et j’ai honte. Notre présence dans les médias (à la télévision) provoque sans doute un appel d’air qui doit en convertir quelques uns, mais on s’écarte de plus en plus de cette idéologie de lutte pour un monde plus ouvert. L’homo d’aujourd’hui n’est pas prêt à se battre pour les grandes causes de son camp mais est plus là pour le sexe, la fête et tout ce qu’il lui sera possible d’absorber en soirée. Alors qu’il y avait avant (du moins je crois) une sorte d’élitisme dans la communauté de jour, n’importe quelle petite pouf peut à l’heure actuelle emmerder son monde sous couvert de son homosexualité.

Comprenne qui voudra.

Après, je me plante peut être.

Mais au départ la question que je me posais c’était comment ôter ces quelques mots du vocabulaire courant de certains ?

Et aussi : Mais sont-ce pour autant des marques d’une potentielle homophobie ? Faut-il réellement un lapin pour faire un civet ? Comment agir contre l’homophobie relative et potentielle dans un lycée ?

D’autre énigmes que le club Scoubidou se fera un plaisir de résoudre une prochaine fois.

mer 4 10 2006

Sur le dos

Faire ci, faire ça, de nouvelles choses, quelques responsabilités. On finit par ne plus en voir le bout alors que ce n’est pas plus compliqué que ça. Quelques minutes, un bout de papier et un stylo, et voilà le récapitulatif des choses dans lesquelles je me suis enfouis cette année. Délégué de classe, c’est mignon, présenté au CVL c’est citoyen, le journal du lycée pour mon avenir, le théâtre pour perdre mon eczéma, employé de temps en temps dans un bar pour de l’argent, et le bac, grand bac, parce qu’il le faut tout simplement.

Une année mouvementée qu’il faudra concilier avec une vie sociale, des lectures et des passions.

C’est rien.

mar 26 09 2006

Nouveau document, créer un document vierge

« Suivi d’une réaction par mesure d’une pression » est recouvert par une très belle page blanche. Après la mise du point final de mon DM de Maths, je me suis attaqué à un gros morceau d’exercice de chimie. Depuis que je suis rentré chez moi, je n’ai pas eu le temps de voir passer les heures. Une heure de maths, une et demi de physique, c’est une petite moyenne en soirée. Un usage intensif de la calculatrice qui passe sans se poser de questions d’un quotient de deux polynômes à des calculs de quantités matière. Word lui-même passe de la physique à de l’écriture inutile. Même Excel sait passer d’un classeur de salaire à une étude de donnée expérimentale. Pourquoi ne serions nous pas capable de passer sans se poser de question à quelque chose de totalement différent ?  Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à lancer l’application Philosophie après avoir quitté Physique chimie à 22h07 ? Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Pourquoi est-ce que l’imprimante décide de ne plus marcher ce soir alors que je dois imprimer mon exercice ?

Pourquoi est-ce que je refuse de me mettre au travail demandé en philosophie ?

Ce ne sont que quelques pensées inutiles.

mer 23 08 2006

Trois points.

On lance word. Inutile, les fichiers dont j’ai besoin sont sur le disque dur externe. Impossible de terminer ce soir ce que j’ai commencé y’a un an. Je vais chercher le disque dur externe.

J’ai récupéré mon portable, ça m’aidera peut être pour décider de l’avenir du pauvre SDF. Rien n’est sur pour le moment, il est coincé sur un mur depuis des semaines et des mois. J’aime à le savoir en train d’escalader la gouttière de l’immeuble pour retrouver ce qu’il a jeté. Il est bien sur ce mur, rien ne peut lui arriver vu que le temps s’est arrêté depuis que je n’ai plus écris.

Je rouvre le document.

Oui, le sdf n’a toujours pas bougé. Il attend patiemment mes ordres sur son mur. Avant l’histoire avait un but. Quelques mois après elle en avait un nouveau, plus puissant et jouissif que le précédent. C’est parti pour être comme ça à jamais, une modification perpétuelle du but du texte de manière à ce qu’il ne soit jamais terminé et qu’il reste pour l’éternité dans mon dossier Brouillon.