20-3

jeu 7 06 2007

Terminale S 2/2

Je comprends pourquoi, mais je dois l’expliquer
J’aime les feutres épais
Mes compétences expérimentales doivent êtres validées
Je révise plus que jamais
J’alterne entre les lettres et les sciences
J’en cherche l’essence
En voyage au Tiers-monde j’imagine une union
Un continent panafricain proche du pancake
Suivant la décolonisation sur couche mince
Et toutes les intégrations par révolution
On cherche l’aire tandis qu’ils cherchent de l’air
Un peu de nourriture pour leur ventre et non leur tête
Des centaines de pages, des milliers de ligne
Rien de bien transcendant, ni de bien révolutionnaire
On va filtrer sur Buchner le monde entier,
Intégrer le Sud, dériver le nord,
Faire une régression linéaire et non humanitaire
Pour trouver la logique qui se cache derrière ces guerres
Derrières ces sédiments et ces génocides
Des colonies et des fourmis
En sauvant les drosophiles des complexes immuns
Dans un monde complexe de réels imaginaires
On s’attaque alors à l’artiste et à l’ouvrier
Cherchant lequel des deux est le plus humain
Tandis que l’œuvre tue certains et que certains se tuent à l’œuvre,
L’humanité est bien loin
Il faut terminer en beauté par les langues
Et surtout celle de bois
Pour plaquer de maigres connaissances
Sur une machinerie bien huilée
Annulation de l’individu, quête de l’uniformisation
Penser au travers de Descarte, Aristote et Platon
Pour éviter que l’avenir ne dépasse l’enseignant
Celui qui pense par lui-même n’a pas sa place,
Marche, marche droit, au pas, Mao te regarde.

jeu 12 10 2006

Homo Homo Sapiens

Aujourd’hui je me suis rendu compte que l’homophobie existe aussi autour de soi. Je veux dire qu’elle existe, certes, partout, mais je n’avais jamais remarqué son expression proche de moi. Enfin, je me comprends globalement. J’espère que ce que j’écris n’est obscur que pour moi.

Bref, l’homophobie subsiste en France en 2006. C’est évident car elle existera toujours, tout comme la xénophobie, et toutes les discriminations imaginables et inimaginables comme la pneumophobie (qui existe malgré tout et se caractérise par la peur de respirer, peur bien souvent mortelle)

En cherchant des infos sur la lutte de l’homophobie dans les établissements scolaires, je suis tombé sur certains blogs assez incroyables géniaux. Ce que j’ai remarqué c’est que les jeunes homos qui souffrent ne le font plus en silence. Il y a moins d’une demi décennie, on pouvait souffrir librement dans notre coin. C’était particulièrement formateur de morfler quelque temps avant de pouvoir mordre la vie à pleines dents.

Aujourd’hui, l’homo débutant souffre mais il le dit, il le raconte et le décortique en allant droit aux faits sur son blog et il reçoit dès lors des commentaires de soutient du monde entier. Internet facilite la découverte de l’existence d’une communauté homosexuelle (qui est selon moi le déclic fondateur) sans que ce désirs de découverte existe réellement. C’est comme si vous goûtiez à un fruit exotique et rare sans même savoir que vous êtes en train de manger.

Mais bon, admettons qu’une construction sans souffrance ne soit pas génératrice de petites pédales égocentriques et superficielles. Admettons.

Ces blogs aussi touchant que les mots fléchés de Télé Loisir innovent toutefois dans le mauvais goût en illustrant leurs propos creux d’images horribles (parce que ça fait genre de parler d’un sujet grave avec des images d’automutilation, ça fait si super hype over méga groove cool)

J’ai peur de devenir homophobe quand j’étudie le regard que je porte sur cette nouvelle vague d’homotisation. De l’homo en veux-tu, en voilà, je trouve ça pathétique et j’ai honte. Notre présence dans les médias (à la télévision) provoque sans doute un appel d’air qui doit en convertir quelques uns, mais on s’écarte de plus en plus de cette idéologie de lutte pour un monde plus ouvert. L’homo d’aujourd’hui n’est pas prêt à se battre pour les grandes causes de son camp mais est plus là pour le sexe, la fête et tout ce qu’il lui sera possible d’absorber en soirée. Alors qu’il y avait avant (du moins je crois) une sorte d’élitisme dans la communauté de jour, n’importe quelle petite pouf peut à l’heure actuelle emmerder son monde sous couvert de son homosexualité.

Comprenne qui voudra.

Après, je me plante peut être.

Mais au départ la question que je me posais c’était comment ôter ces quelques mots du vocabulaire courant de certains ?

Et aussi : Mais sont-ce pour autant des marques d’une potentielle homophobie ? Faut-il réellement un lapin pour faire un civet ? Comment agir contre l’homophobie relative et potentielle dans un lycée ?

D’autre énigmes que le club Scoubidou se fera un plaisir de résoudre une prochaine fois.

mer 4 10 2006

Sur le dos

Faire ci, faire ça, de nouvelles choses, quelques responsabilités. On finit par ne plus en voir le bout alors que ce n’est pas plus compliqué que ça. Quelques minutes, un bout de papier et un stylo, et voilà le récapitulatif des choses dans lesquelles je me suis enfouis cette année. Délégué de classe, c’est mignon, présenté au CVL c’est citoyen, le journal du lycée pour mon avenir, le théâtre pour perdre mon eczéma, employé de temps en temps dans un bar pour de l’argent, et le bac, grand bac, parce qu’il le faut tout simplement.

Une année mouvementée qu’il faudra concilier avec une vie sociale, des lectures et des passions.

C’est rien.

dim 10 09 2006

Vrac du dimanche soir

Du matériel, une nouvelle trousse, un paquet de motivation et quelques nouvelles ambitions. Et très vite on se demande si c’était la meilleure chose à faire, si ces matheux vont devenir des amis. On cherche comment séduire mais on n’en a pas réellement envi. On se dit que c’était pas si mal avant, ou que ce n’est pas mieux maintenant. Peut-être moins pire. Mais peu importe c’est comme ça.

Ne jamais regretter, ne jamais se dire « et si » car les choses sont au mieux dans le meilleur des mondes.

Encore une année pour continuer à cultiver ma différence au risque de choquer, au risque d’être rejeté pour ce qui est dans mon monde quelque chose de normal.

Quitter des collègues pour retrouver des camarades de classes en ayant appris que les choses ne changent guère entre le lycée et le monde du travail.

Petite nostalgie.