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jeu 31 08 2006

Cause, Cause, peu importe ce qui est dit.

Suite à des recherches sur Internet pour mon Empty shell et pour déterminer avec exactitude quel sera le rôle de mon sdf, je suis tombé sur un forum particulièrement touchant. Le gros problème de lire ce que n’importe qui peut écrire c’est qu’il y a un immense tissu de connerie où s’emmêle arguments de comptoirs et contre thèses démago. On finit par lire que les sdf sont gênant car « on risque de suffoquer dans le bus » et qu’il faudrait les parquer dans des centres d’accueil.

On lit même qu’il faudrait une sorte d’indemnité pour permettre aux SDF de subvenir à leurs besoins essentiels.

Est-ce que ces gens réfléchissent aux conséquences de ce qu’ils proposent, où à ce qu’implique ce qu’ils disent ? Je n’ose même pas faire de nouvelles recherches sur d’autres minorités au risque de tomber sur un nouveau forum de gens « normaux » pleins de bonne volonté comme celui sur lequel je viens de tomber.

Je me demande sérieusement si faire des recherches sur ce sujet sur la toile est une bonne idée.

sam 22 07 2006

Un serveur

Je ne suis pas un de ces serveurs professionnels qui portent sur leurs plateaux plus de bouteilles de coca qu’en boivent les américains. Je suis un simple serveur débutant qui fait ça comme job d’été, mais j’ai déjà eu l’occasion de constater le mépris de certains. Porter un plateau nous transforme en de vulgaires sous-merdes aux yeux de quelques chieurs. Parce qu’on est payé pour leur servir, ils nous sont supérieurs et en profitent pour nous écraser.

Coca

Les contrastes qu’il peut y avoir en une soirée sont impressionnants. Servir certaines personnes devient pour moi un véritable plaisir. Des gens agréables avec qui il est possible de discuter quelques instants, de partager quelques paroles sur tout, sur rien, avant de poser sur leur table leurs consommations. Mais d’autres viennent ternir le tableau avec leur complexe d’infériorité dans leur vie de tous les jours qu’ils vengent sur nous, la race inférieure.

Au final, c’est plus triste pour ces pauvres bipèdes qui doivent noyer leur chagrin dans des pressions que pour nous, les moustiques à écraser. Heureusement, l’équipe d’où je travail est vraiment parfaite pour ça. Le client est roi, mais le client con peut aller se faire voir.

L’union fait la force.

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