Choc efficace
Entre les révisions pour le bac blanc à venir et mon sevrage, mon briquet électronique à plasma fonctionne (ce n’est qu’un allumage électronique, avec du recul.)
Il me reste tout de même le temps de faire ça :

Entre les révisions pour le bac blanc à venir et mon sevrage, mon briquet électronique à plasma fonctionne (ce n’est qu’un allumage électronique, avec du recul.)
Il me reste tout de même le temps de faire ça :

J’essaye de modéliser l’électricité qu’on étudie avec des dragibus à la place des électrons libres. Ce n’est pas la moins bonne idée que j’aie eue depuis quelques années, mais ça s’en rapproche tout de même. Les dragibus n’ont évidement pas le même comportement que des électrons, mais restent des particules quantiques dans la mesure où plus on s’en rapproche pour les étudier, plus ils ont tendances à disparaître. Mangés.
Bref, tout n’est question que d’imagination !
Pour en revenir à la physique et à la chimie. J’ai décidé d’arrêter de refouler mon envie de partager mon engouement pour cette matière. Prof de Physique ne semble pas être un métier aussi déprimant que ça. On m’a un jour fait croire que c’était d’un ennuie mortel, et j’ai ensuite durant quelques années essayé de m’en persuader. Mais maintenant il est devenu inutile de luter : les profs qui m’entourent ont l’air de prendre tellement de plaisir à enseigner que ça en devient irritant. Je n’ai plus qu’une seule envie : devenir un de ces dieux qui partagent leur savoir.
Pour en revenir cette fois-ci à la chimie seulement, je dois avouer que même si c’est palpitant de manipuler, ce n’est pas sans grandes déceptions.
Dans le cadre des Olympiades de Chimie mercredi dernier nous avons synthétisé (polymérisé ? Puis zut, je dis bien ce que je veux) du polystyrène à partir de styrène. La manipulation est longue. Il ne suffit pas de verser deux solutions dans un bécher pour avoir ce qu’on veut. Il s’agissait dans un premier temps d’extraire du styrène d’une solution commerciale pour ensuite la faire mijoter à 110° avec son pote, l’initiateur de radicaux libre histoire de casser une double liaison et lancer la polymérisation. Le temps de cuisson était d’une heure.
A vrai dire, à la fin de la manipulation, on versait notre pot-au-feu dans du methanol. Et c’est là qu’apparaissant le polystyrène.
J’étais persuadé que j’allais voir se former des petites billes de polystyrène expansé. Les petites billes qui forment les plaques de PSE. Dans ma tête, le scénario était tout fait : Quelque part dans la solution allait se former une petite bille puis elle grossirait jusqu’à ce qu’elle remonte en surface (Archimède qui pousse le bouchon). Ça allait faire comme une boule à neige à l’envers, ça allait être magnifique et génial.
Evidement quand on a versé le styrène dans le methanol il ne s’est absolument pas passé ça. Il s’est juste formé un précipité blanc comme on en voit souvent en chimie. Du chlorure d’argent ou le trouble de l’eau de chaux (oui, je ne me souviens plus de l’espèce chimique qui se forme). J’étais déçu à un point !
Mais bon on avait quand même du polystyrène. Le polystyrène ce n’est pas du polystyrène expansé parce qu’il est tout sauf expansé.
C’est dans ces moments là qu’on se souvient qu’on habite sur terre et que les choses réellement surprenantes ne nous surprennent même plus.
Depuis je n’aime plus le polystyrène.
Si la Fille aux Craies s’était appelée La Filles aux accumulations de coccolithes de l’époque géologique du Cétacé, ça aurait été beaucoup moins drôle.
En surfant sur wikipedia, je suis tombé sur la page du Front National. L’article que j’ai survolé m’a semblé très neutre, ce qui est une chose relativement positive malgré tout.
En bas de page, je jette un œil aux sites référencés et je décide de poursuivre sur le site des Jeunesses frontistes (qui se nomment Front National de la Jeunesse).
C’est étonnant, je trouve, de rencontrer un site de ce genre, et surtout une organisation de ce genre. Mais en réfléchissant un peu, on finit par se dire que plus rien n’est étonnant et qu’après tout, pourquoi pas un Front National de la Jeunesse vu qu’il existe des version Juniors des autres principaux partis politiques français.
La page principal montre une joyeuse troupe brandissant avec joie le drapeau français. Dans une ambiance très bleu blanc rouge, le site propose diverses rubriques : L’actualité du FN, les rendez-vous (pour ne pas louper papy), des documents très intéressants, et les procédures d’inscription à ce mouvement.
Parmi les documents on découvre qu’il suffit d’écrire un mail pour recevoir des autocollants FN, et on remarque également qu’il se tient des universités d’été des jeunesses frontistes.
Les photos présentent l’université d’été comme une colonie de vacances à l’esprit ouvert. On y fait des balades nocturnes, des jeux de bataille sur l’eau, des parcours du combattant, des appels militaires. S’organisent également des balades dans la forêt, des marathons qui se pratiquent même en famille (nous notons la présence d’une fillette de 6 ans qui haïra ses parents dans une dizaine d’années quand ils refuseront qu’elle sorte avec Youssouf).
Et j’allais oublier, on y joue même au Paintball.
On se croirait chez les Scout ou en classe de mer. Il semblerait qu’on aille à l’université d’été comme on irait à Biarritz (mais où on ne va pas parce que ce n’est pas assez français).
Entre les activités sportives, une équipe de formateur explique aux jeunes que les racailles ont la haine, ce qui est une raison suffisante pour les haïr en retour.
(Une affiche montre des banlieusards provoquant)
« Ceux qui ont la haine sont représentés par l’illustration de l’affiche : survêtement, casquette, sweet à capuche, gestes provocateurs, attitude méprisante et hargneuse. »
On stigmatise une bonne fois pour toute l’immigration dont on a eu besoin autrefois. On explique au jeune que s’ils ont des problèmes, s’ils sont paumés, c’est qu’il y a d’autres jeunes dans la misère qui ont l’irrespect de vouloir s’en sortir et de luter pour.
Immigration, la méchante ! Pour vraiment avoir de l’effet, on fait peur à ces jeunes français avec l’affiche qui dégage le message suivant : « regardez ces voyous. Ils tuent vos vaches et volent vos salaires, rackettent vos enfants et veulent votre peau. Eliminons cette vermine et peignons notre patrie de leur sang en Bleu Blanc Rouge ! »
Si tout le monde était resté chez soi, les français auraient été dans la merdre un grand nombre de fois dans l’histoire. Mais on le nie, on l’oublie et on affirme sans complexe que l’immigration est l’unique base de tout ça.
C’est plus que mon quota de haine quotidien, je quitte le site écoeuré.
Toutefois, les jeunesses frontistes possèdent la triste clé de l’union des hommes : La haine est fédératrice.
Aujourd’hui je me suis rendu compte que l’homophobie existe aussi autour de soi. Je veux dire qu’elle existe, certes, partout, mais je n’avais jamais remarqué son expression proche de moi. Enfin, je me comprends globalement. J’espère que ce que j’écris n’est obscur que pour moi.
Bref, l’homophobie subsiste en France en 2006. C’est évident car elle existera toujours, tout comme la xénophobie, et toutes les discriminations imaginables et inimaginables comme la pneumophobie (qui existe malgré tout et se caractérise par la peur de respirer, peur bien souvent mortelle)
En cherchant des infos sur la lutte de l’homophobie dans les établissements scolaires, je suis tombé sur certains blogs assez incroyables géniaux. Ce que j’ai remarqué c’est que les jeunes homos qui souffrent ne le font plus en silence. Il y a moins d’une demi décennie, on pouvait souffrir librement dans notre coin. C’était particulièrement formateur de morfler quelque temps avant de pouvoir mordre la vie à pleines dents.
Aujourd’hui, l’homo débutant souffre mais il le dit, il le raconte et le décortique en allant droit aux faits sur son blog et il reçoit dès lors des commentaires de soutient du monde entier. Internet facilite la découverte de l’existence d’une communauté homosexuelle (qui est selon moi le déclic fondateur) sans que ce désirs de découverte existe réellement. C’est comme si vous goûtiez à un fruit exotique et rare sans même savoir que vous êtes en train de manger.
Mais bon, admettons qu’une construction sans souffrance ne soit pas génératrice de petites pédales égocentriques et superficielles. Admettons.
Ces blogs aussi touchant que les mots fléchés de Télé Loisir innovent toutefois dans le mauvais goût en illustrant leurs propos creux d’images horribles (parce que ça fait genre de parler d’un sujet grave avec des images d’automutilation, ça fait si super hype over méga groove cool)
J’ai peur de devenir homophobe quand j’étudie le regard que je porte sur cette nouvelle vague d’homotisation. De l’homo en veux-tu, en voilà, je trouve ça pathétique et j’ai honte. Notre présence dans les médias (à la télévision) provoque sans doute un appel d’air qui doit en convertir quelques uns, mais on s’écarte de plus en plus de cette idéologie de lutte pour un monde plus ouvert. L’homo d’aujourd’hui n’est pas prêt à se battre pour les grandes causes de son camp mais est plus là pour le sexe, la fête et tout ce qu’il lui sera possible d’absorber en soirée. Alors qu’il y avait avant (du moins je crois) une sorte d’élitisme dans la communauté de jour, n’importe quelle petite pouf peut à l’heure actuelle emmerder son monde sous couvert de son homosexualité.
Comprenne qui voudra.
Après, je me plante peut être.
Mais au départ la question que je me posais c’était comment ôter ces quelques mots du vocabulaire courant de certains ?
Et aussi : Mais sont-ce pour autant des marques d’une potentielle homophobie ? Faut-il réellement un lapin pour faire un civet ? Comment agir contre l’homophobie relative et potentielle dans un lycée ?
D’autre énigmes que le club Scoubidou se fera un plaisir de résoudre une prochaine fois.
Faire ci, faire ça, de nouvelles choses, quelques responsabilités. On finit par ne plus en voir le bout alors que ce n’est pas plus compliqué que ça. Quelques minutes, un bout de papier et un stylo, et voilà le récapitulatif des choses dans lesquelles je me suis enfouis cette année. Délégué de classe, c’est mignon, présenté au CVL c’est citoyen, le journal du lycée pour mon avenir, le théâtre pour perdre mon eczéma, employé de temps en temps dans un bar pour de l’argent, et le bac, grand bac, parce qu’il le faut tout simplement.
Une année mouvementée qu’il faudra concilier avec une vie sociale, des lectures et des passions.
C’est rien.
« Suivi d’une réaction par mesure d’une pression » est recouvert par une très belle page blanche. Après la mise du point final de mon DM de Maths, je me suis attaqué à un gros morceau d’exercice de chimie. Depuis que je suis rentré chez moi, je n’ai pas eu le temps de voir passer les heures. Une heure de maths, une et demi de physique, c’est une petite moyenne en soirée. Un usage intensif de la calculatrice qui passe sans se poser de questions d’un quotient de deux polynômes à des calculs de quantités matière. Word lui-même passe de la physique à de l’écriture inutile. Même Excel sait passer d’un classeur de salaire à une étude de donnée expérimentale. Pourquoi ne serions nous pas capable de passer sans se poser de question à quelque chose de totalement différent ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à lancer l’application Philosophie après avoir quitté Physique chimie à 22h07 ? Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Pourquoi est-ce que l’imprimante décide de ne plus marcher ce soir alors que je dois imprimer mon exercice ?
Pourquoi est-ce que je refuse de me mettre au travail demandé en philosophie ?
Ce ne sont que quelques pensées inutiles.
- La logique se base sur le principe d’identité et de non contradiction
- c’est-à-dire que la logique se base sur le principe d’identité et de non contradiction.
- alors que la non contradiction c’est en contradiction avec la contradiction
- La logique se base sur le principe d’identité et de non contradiction
- et le principe d’identité est le principe d’identité en lui-même
- mais c’est aussi le principe de non identité en soi
- En droit, c’est un fait, c’est à l’envers mais à l’endroit
- Et si on lui achetait un polo Ralph Loren ?
- Il n’a que trois ans !
- vu qu’il n’en a que treize.
- car il n’en a que trente.
- La logique s’exploite dans la non continuité de sa discontinuité
- temporellement parlant cet enchaînement ne doit pas aboutir à ce à quoi il aurait du aboutir si nous l’avions fait aboutir autrement
- car une chaise est un chat, et Socrate une chaise
- Tous morts comme le chat
- Tué par une radiation qui n’a pas encore eu lieu d’être
- Et donc vivant si personne ne le vois
- Car la voix que nous écoutons est différente de celle que nous n’écoutons pas bien qu’elle soit identique dans l’idée.
- La continuité c’est la discontinuité de la discontinuité.
- On pourrait diffracter ce raisonnement linéaire
- Sans en changer sa fréquence, ni même sa période.
- A une période donnée, quel serait l’avancement maximal de mon idée ?
- Le milieu de la tangente à cette opinion
- C’est injuste d’aller à l’encontre d’une loi injuste.
- L’opinion d’injustice n’a pas lieu d’être. Celui de justice non plus bien qu’il soit plus juste de parler de justice que d’injustice quand on explore les injustices.
- ce fait est un chat
- ce fait est un non fait
- donc ce chat est un non fait
- Car la logique se base sur le principe d’identité et de non contradiction.
Du matériel, une nouvelle trousse, un paquet de motivation et quelques nouvelles ambitions. Et très vite on se demande si c’était la meilleure chose à faire, si ces matheux vont devenir des amis. On cherche comment séduire mais on n’en a pas réellement envi. On se dit que c’était pas si mal avant, ou que ce n’est pas mieux maintenant. Peut-être moins pire. Mais peu importe c’est comme ça.
Ne jamais regretter, ne jamais se dire « et si » car les choses sont au mieux dans le meilleur des mondes.
Encore une année pour continuer à cultiver ma différence au risque de choquer, au risque d’être rejeté pour ce qui est dans mon monde quelque chose de normal.
Quitter des collègues pour retrouver des camarades de classes en ayant appris que les choses ne changent guère entre le lycée et le monde du travail.
Petite nostalgie.
Suite à des recherches sur Internet pour mon Empty shell et pour déterminer avec exactitude quel sera le rôle de mon sdf, je suis tombé sur un forum particulièrement touchant. Le gros problème de lire ce que n’importe qui peut écrire c’est qu’il y a un immense tissu de connerie où s’emmêle arguments de comptoirs et contre thèses démago. On finit par lire que les sdf sont gênant car « on risque de suffoquer dans le bus » et qu’il faudrait les parquer dans des centres d’accueil.
On lit même qu’il faudrait une sorte d’indemnité pour permettre aux SDF de subvenir à leurs besoins essentiels.
Est-ce que ces gens réfléchissent aux conséquences de ce qu’ils proposent, où à ce qu’implique ce qu’ils disent ? Je n’ose même pas faire de nouvelles recherches sur d’autres minorités au risque de tomber sur un nouveau forum de gens « normaux » pleins de bonne volonté comme celui sur lequel je viens de tomber.
Je me demande sérieusement si faire des recherches sur ce sujet sur la toile est une bonne idée.