Comme je n’ai pas posté depuis quelque temps, je vous propose ce soir un jeu ! Comme la reproduction chez l’homme est une partie de SVT qui me passionne absolument tant elle est joyeuse et pleine de rebondissement, je vous propose de vous creuser les méninges et de déterminer laquelle des deux images est un jeune follicule ovarien cavitaire. Attention, il y a un piège, il faudra éviter à tout prix la Nuit Etoilée de Van Gogh, qui, avouons-le, est beaucoup moins intéressante.
Mais avant de vous donner les images, j’aimerais répondre à la question suivante : Qu’est-ce qu’un follicule ovarien cavitaire.
(La partie qui va suivre est à considérer comme un indice pour le concours !)
Avant d’être cavitaire, le follicule ovarien est primordial. Les follicules vivent dans les ovaires des femelles mammifères (dans la mesure où peu de mâles en ont). Il ne faut surtout pas confondre les follicules ovariens avec les follicules qu’on trouve sur des plantes (l’anis étoilé est un follicule) ou encore avec les follicules pileux qui permettent la création de poils. Si vous êtes poilus, c’est à vos follicules qu’il faut en vouloir, ou à votre pays, mais je doute que la blague se laisse comprendre.
Donc revenons à nos follicules.
Personne n’ose réellement définir un follicule ovarien. D’une part le nom est affreux, d’autre part, ils ne sont pas très beaux. On peut dire que chaque follicule ovarien est le petit fils d’une ovogonie. Je ne on pourrait sans doute l’appeler ovocyte, mais la mode est plus à follicule ovarien : ça fait beaucoup plus branché de prononcer ces deux termes et ovocyte ça fait un peu œuf au plat.
Un follicule primaire c’est une bestiole toute petite, qui contient le matériel génétique de la maman et qui servira à faire un gnome si jamais l’ovocyte qu’il contient rencontre un monsieur spermatozoïde. Plus il se développe, plus il ressemble à la coupe d’un kiwi, et ce, jusqu’à ce qu’apparaissent les cavités folliculaires pleines de jus de kiwi qui ne servent pas à grand-chose, si ce n’est qu’à dire que ce sont des follicules cavitaires.
Le kiwi porte le nom de Granulosa, encore une fois parce que c’est bien mieux de dire autrement que kiwi. Et la peau du kiwi porte le nom de thèque.
La thèque, nom étrange qui fait penser à un salon de jardin. Mais attention, ce n’est ni l’équivalent d’une tonne de charbon (Pauvres femelles si ça avait été le cas) ni un teck, c’est-à-dire un pin d’Asie qui fournit un bois très dur. Rappelons à ce propos que lors de la procréation, la pin très dure est apportée par le mâle, aucun besoin donc du salon de jardin.
Lors du cycle ovarien, y’a toute une histoire de recrutement de follicules qui se mettent alors à essayer de se développer, avant qu’un chiant ne devienne dominant. C’est comme une course contre la montre, c’est à celui qui deviendra le plus vite kiwi. A l’issue de la compétition, le gagnant poursuit son développement, puis à la toute fin de sa vie de follicule il expulse violemment l’ovocyte dans la trompe de fallope. Encore faut il viser juste et viser bien.
Certains racontent qu’une équipe française est en majorité composée de follicule, mais c’est évidement une théorie très contestée.
Une fois qu’il a expulsé son ovocyte, le follicule se transforme en corps jaune. C’est quelque chose d’assez moche qu’on ne croise pas souvent, heureusement.
Un corps jaune c’est la supernova du follicule : Juste avant l’explosion, c’est immense et affreux, puis petit à petit, ça devient de plus en plus moche, mais surtout de plus en plus petit. C’est une sorte d’effondrement gravitationnel de l’ovaire.
Voici les images.
Bonne chance.