20-3

jeu 7 06 2007

Terminale S 2/2

Je comprends pourquoi, mais je dois l’expliquer
J’aime les feutres épais
Mes compétences expérimentales doivent êtres validées
Je révise plus que jamais
J’alterne entre les lettres et les sciences
J’en cherche l’essence
En voyage au Tiers-monde j’imagine une union
Un continent panafricain proche du pancake
Suivant la décolonisation sur couche mince
Et toutes les intégrations par révolution
On cherche l’aire tandis qu’ils cherchent de l’air
Un peu de nourriture pour leur ventre et non leur tête
Des centaines de pages, des milliers de ligne
Rien de bien transcendant, ni de bien révolutionnaire
On va filtrer sur Buchner le monde entier,
Intégrer le Sud, dériver le nord,
Faire une régression linéaire et non humanitaire
Pour trouver la logique qui se cache derrière ces guerres
Derrières ces sédiments et ces génocides
Des colonies et des fourmis
En sauvant les drosophiles des complexes immuns
Dans un monde complexe de réels imaginaires
On s’attaque alors à l’artiste et à l’ouvrier
Cherchant lequel des deux est le plus humain
Tandis que l’œuvre tue certains et que certains se tuent à l’œuvre,
L’humanité est bien loin
Il faut terminer en beauté par les langues
Et surtout celle de bois
Pour plaquer de maigres connaissances
Sur une machinerie bien huilée
Annulation de l’individu, quête de l’uniformisation
Penser au travers de Descarte, Aristote et Platon
Pour éviter que l’avenir ne dépasse l’enseignant
Celui qui pense par lui-même n’a pas sa place,
Marche, marche droit, au pas, Mao te regarde.

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (3/3)

Voilà-t-y pas que l’insa m’annonce que je suis admis en vague A à Strasbourg. A moi le pays de la saucisse, de la bière et des patates !

« Nousse allouns faireu eineuh choukroutteun pour fêterr ton admizionne »

Ce n’est pas que je n’ai aucune envie d’aller à Strasbourg. C’est une très jolie ville, elle est ouverte sur le monde entier, tout est beau, le monde est gentil et tout va au mieux dans le meilleur des mondes. Le seul problème c’est que c’est un peu loin et que depuis des mois je conjugue mon futur au participe Lyonnais. Et puis ça fait une petite trotte.
Ni une ni deux, je demande le quitte ou double, c’est-à-dire l’entretiens pour essayer d’obtenir l’insa de Lyon.

Quoi qu’il en soit c’est surprenant cette période d’orientation. Certaines choses auxquels on aurait jamais pensé nous paraissent tout d’un coup la meilleur voie qu’il puisse exister au monde tout entier. C’est alors qu’on se passionne pour cette voie, qu’on mise tout dessus. On se met la pression en se disant que notre avenir se joue là-dessus.

Plus le temps passe, plus on se dit que c’est jouable et que ça sera réellement passionnant. On commence à se renseigner sur ce qu’on imagine être notre futur établissement, et on construit des projets à moyen terme. Faire parti du journal de ce futur établissement, profiter du dynamisme associatif pour garder un pied sur terre.

On arrive au paroxysme de la confiance et on se dit qu’on peut commencer à croiser les bras, qu’on a atteint notre rythme de croisière et qu’il n’y a plus qu’à attendre la prochaine rentré.

Et pof. Tout se casse la gueule. Vos plans et votre confiance se sont trompés. Vous n’avez pas été pris à Lyon comme vous l’espériez. Il faut attendre, redoubler d’effort, ne surtout pas se laisser aller. Rebondir et se réadapter.
Sacré challenge. Mais je suis content de l’avoir vécu. Se prendre des coups dans le bide et devoir redémarrer, sans trop se laisser perturber, voilà ce qui fait grandir, voilà ce qui nous permet de sentir notre humanité.

Le courage, la force et l’ambition se travaillent. Par pitié, puis-je ne jamais les perdre en considérant que tout est acquis.

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (2/3)

Mais quand on lit ces petites ambitions, on remarque que nulle part apparaît la volonté d’être ingénieur. Déjà, je ne me suis jamais vraiment demandé ce que ça pouvait bien être. Un ingénieur à du géni, un ingénieur gémi un géni ailleurs.

Dans ma tête, les ingénieurs appartenaient à une espèce à part dérivé de l’homo sapiens-sapiens. Ces êtres étranges portaient des lunettes, était aussi grand que fin, ne parlaient pas, ne souriaient pas. Ils pensaient ! Toute la journée, ils s’occupaient à penser dans des grandes pièces blanches avec des charlottes sur la tête. Quand ils ne pensaient plus, ils griffonnaient des choses sur un petit cahier blanc d’ingénieur. Ils économisaient leur salive, ils ne communiquaient que lorsqu’il le fallait. Ils utilisaient des mots assez étranges, un vocabulaire d’initié. Coupé du monde réel, ils étaient obligés de se retrouver entre eux, car bien qu’intelligents, ils restaient avant tout de grands incompris.

Je suis aujourd’hui incapable de dire pourquoi je l’ai fait, mais je me suis inscrit au concours des INSA de manière à être ingénieur. Du jour au lendemain, l’ingénierie a alors représenté tout ce que je pouvais attendre d’un boulot. J’ai encore du mal à comprendre quels ont été les mécanismes de cette découverte, mais c’est comme ça.

Quoi qu’il en soit, j’ai sérieusement entré mes notes de première et de terminale, celles des épreuves anticipés du bac et mes différents établissements. J’ai patiemment attendu les résultats de la vague A en priant pour que le destin choisisse pour moi ce que je devais faire dans ma vie (ingénieur ou prof en passant par prépa).

Quelques mois se sont alors écoulés.

A suivre …

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (1/3)

L’orientation est un sujet assez particulier. Si je fais un petit bilan de tout ce que j’ai voulu devenir, on peut trouver :

-          Boulanger, quand j’étais à l’école maternelle, je prévoyais d’ouvrir une boulangerie avec ma grand-mère et la remorque de mon père. Ma voie était toute tracé : j’aurais fait le pain et ma grand-mère des quatre-quarts (car les clients n’aiment que ça)

-          Médecin, ça a duré quelques semaines avant que je passe à l’hôpital pour me faire recoudre un bout de lèvre.

-          Professeur de Physique Chimie. En 4ème, pour la première fois de ma vie j’ai eu une idée réalisable, ça a duré un an avant que l’informatique s’impose à moi (enfin revienne à moi.)

-          Un boulot dans l’informatique. Ca a duré quelques semaines avant que je ne fasse un stage dans une entreprise de maintenance informatique. Les employés fumaient comme des pompiers, ils étaient mal payés, particulièrement geek et pas très drôle. La raison a alors très rapidement repris sa place dans ma tête.

-          Professeur de Physique Chimie. Cette idée est revenue en seconde jusqu’à ce qu’on me dise de manière assez violente « Non Mathieu tu vaux mieux que ça ».

-          Journaliste. Cette idée s’est imposée en seconde et s’est poursuivie en première. Je comptais viser Science (Winni the) Po(oh) pour rentrer à l’école supérieure de journalisme à Lille. J’habitais alors dans les Pyrénées Atlantiques, cette idée ne me choquait pas.

-          Journaliste scientifique. Un jour, je me suis rendu compte que l’histoire n’était pas aussi passionnante que mes cours de physique. Je ne me souviens plus comment ça s’est mis en place, mais ça m’a semblé tout d’un coup très clair. J’ai alors tout de suite eu envi de devenir Fred de « C’est Pas Sorcier ». Après, j’ai voulu devenir journaliste scientifique.

-          Professeur de physique. C’est revenu au début de la terminale quand je me suis dit que ça ne valait pas le coup de se faire chier à vouloir faire une prépas.

-          Professeur agrégé de physique chimie avec un passage par une prépas et par Normal Sup. Là je ne sais pas trop ce qui m’est arrivé, mais j’y ai cru quelques temps, jusqu’à ce que je me dise que ça ne servirait pas à grand-chose.

-          Professeur agrégé de physique et pigiste : Durant mon année de terminale, j’ai imaginé beaucoup d’assemblages différents.

A suivre …

ven 20 04 2007

d²(Dragibus)/dt²

Je viens de relire ça dans mes brouillons. C’était l’époque où je ne comprenais pas ces histoires de dérivées par rapport au temps de la charge quand on étudiait le Dipôle RC (Résistance et condensateur).

dragibus

La modélisation des grandeurs physiques avec les dragibus est quelque chose qui fonctionne souvent, même s’il faut parfois désapprendre pour comprendre. C’est d’ailleurs le problème majeur de la vulgarisation scientifique, et en règle générale de toutes les vulgarisations.

Mais rendre plus simple, ce n’est pas toujours rendre plus pauvre. Cette modélisation permet par exemple de comprendre pourquoi on va brancher un ampèremètre en série et qu’un voltmètre (un altimètre) se branchera qu’en dérivation.

J’avais rédigé ce texte pour essayer de m’éclaircir. C’était un soir où je n’avais ni envi de réviser, ni envi de lire. Heureusement j’ai très vite eu envi de dormir ce qui m’a permis d’éviter le massacre, mais le lendemain c’était beaucoup plus clair pour moi.

On peut quand même tirer certains avantages à la modélisation avec les dragibus :

-          ce qu’on appellera le rétrocontrôle négatif : trop de dragibus tue le dragibus et coupe la faim

-          L’effet somnifère de la rédaction de ce genre de textes.

Imaginons un tuyau rempli de dragibus. Si on incline le tuyau dans un sens, les dragibus vont descendre le long du tuyau jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Imaginons maintenant une grandeur qui donnerait le poids des dragibus passé à un certain endroit durant une certaine durée, grandeur qu’on appellera l’intensité dragibussique.

Pour calculer cette intensité dragibussique, on va utiliser un compte dragibus, petite invention méconnue qui permet de compter les dragibus au moyen d’une sorte d’hélice. On placera ce compte dragibus dans le tuyau.

Une fois arrivé à la fin de l’expérience, l’intensité sera égale au poids total des dragibus du tuyau divisé par le temps mis aux dragibus pour tomber. Ça nous donne un poids moyen de dragibus qui passe par unité de temps.

Mais si l’unité de temps devient de plus en plus petite, le poids des dragibus passé à un certain endroit du tuyau est d’autant plus petit que les dragibus n’ont pas vraiment eu le temps de passer. Ce n’est pas vraiment un paradoxe mais on va faire comme si.

Maintenant, si au bout du tuyau, il y a une sorte de bocal et que de l’autre coté  du tuyau il y a un autre bocal. Quand on penche le tuyau d’un coté, tous les dragibus vont migrer dans le bocal. Si on appel tension la différence de dragibus qu’il y a entre les deux bocaux, elle va augmenter au cours de l’expérience pour prendre une valeur maximale égale à la masse totale des dragibus qu’il y avait dans le tuyau ou seulement de ceux qui ont réussi à rentrer dans le bocal, sa capacité étant limitée…

mar 20 03 2007

Follicule Ovarien

Comme je n’ai pas posté depuis quelque temps, je vous propose ce soir un jeu ! Comme la reproduction chez l’homme est une partie de SVT qui me passionne absolument tant elle est joyeuse et pleine de rebondissement, je vous propose de vous creuser les méninges et de déterminer laquelle des deux images est un jeune follicule ovarien cavitaire. Attention, il y a un piège, il faudra éviter à tout prix la Nuit Etoilée de Van Gogh, qui, avouons-le, est beaucoup moins intéressante.

Mais avant de vous donner les images, j’aimerais répondre à la question suivante : Qu’est-ce qu’un follicule ovarien cavitaire.
(La partie qui va suivre est à considérer comme un indice pour le concours !)

Avant d’être cavitaire, le follicule ovarien est primordial. Les follicules vivent dans les ovaires des femelles mammifères (dans la mesure où peu de mâles en ont). Il ne faut surtout pas confondre les follicules ovariens avec les follicules qu’on trouve sur des plantes (l’anis étoilé est un follicule) ou encore avec les follicules pileux qui permettent la création de poils. Si vous êtes poilus, c’est à vos follicules qu’il faut en vouloir, ou à votre pays, mais je doute que la blague se laisse comprendre.

Donc revenons à nos follicules.
Personne n’ose réellement définir un follicule ovarien. D’une part le nom est affreux, d’autre part, ils ne sont pas très beaux. On peut dire que chaque follicule ovarien est le petit fils d’une ovogonie. Je ne on pourrait sans doute l’appeler ovocyte, mais la mode est plus à follicule ovarien : ça fait beaucoup plus branché de prononcer ces deux termes et ovocyte ça fait un peu œuf au plat.

Un follicule primaire c’est une bestiole toute petite, qui contient le matériel génétique de la maman et qui servira à faire un gnome si jamais l’ovocyte qu’il contient rencontre un monsieur spermatozoïde. Plus il se développe, plus il ressemble à la coupe d’un kiwi, et ce, jusqu’à ce qu’apparaissent les cavités folliculaires pleines de jus de kiwi qui ne servent pas à grand-chose, si ce n’est qu’à dire que ce sont des follicules cavitaires.
Le kiwi porte le nom de Granulosa, encore une fois parce que c’est bien mieux de dire autrement que kiwi. Et la peau du kiwi porte le nom de thèque.
La thèque, nom étrange qui fait penser à un salon de jardin. Mais attention, ce n’est ni l’équivalent d’une tonne de charbon (Pauvres femelles si ça avait été le cas) ni un teck, c’est-à-dire un pin d’Asie qui fournit un bois très dur. Rappelons à ce propos que lors de la procréation, la pin très dure est apportée par le mâle, aucun besoin donc du salon de jardin.

Lors du cycle ovarien, y’a toute une histoire de recrutement de follicules qui se mettent alors à essayer de se développer, avant qu’un chiant ne devienne dominant. C’est comme une course contre la montre, c’est à celui qui deviendra le plus vite kiwi. A l’issue de la compétition, le gagnant poursuit son développement, puis à la toute fin de sa vie de follicule il expulse violemment l’ovocyte dans la trompe de fallope. Encore faut il viser juste et viser bien.

Certains racontent qu’une équipe française est en majorité composée de follicule, mais c’est évidement une théorie très contestée.

Une fois qu’il a expulsé son ovocyte, le follicule se transforme en corps jaune. C’est quelque chose d’assez moche qu’on ne croise pas souvent, heureusement.
Un corps jaune c’est la supernova du follicule : Juste avant l’explosion, c’est immense et affreux, puis petit à petit, ça devient de plus en plus moche, mais surtout de plus en plus petit. C’est une sorte d’effondrement gravitationnel de l’ovaire.

Voici les images.
Bonne chance.

VangoghFollicule

mar 9 01 2007

Choc efficace

Entre les révisions pour le bac blanc à venir et mon sevrage, mon briquet électronique à plasma fonctionne (ce n’est qu’un allumage électronique, avec du recul.)

Il me reste tout de même le temps de faire ça :

crocodile chemistry

ven 15 12 2006

Polypocket : -(pocket)n-

J’essaye de modéliser l’électricité qu’on étudie avec des dragibus à la place des électrons libres. Ce n’est pas la moins bonne idée que j’aie eue depuis quelques années, mais ça s’en rapproche tout de même. Les dragibus n’ont évidement pas le même comportement que des électrons, mais restent des particules quantiques dans la mesure où plus on s’en rapproche pour les étudier, plus ils ont tendances à disparaître. Mangés.

Bref, tout n’est question que d’imagination !

Pour en revenir à la physique et à la chimie. J’ai décidé d’arrêter de refouler mon envie de partager mon engouement pour cette matière. Prof de Physique ne semble pas être un métier aussi déprimant que ça. On m’a un jour fait croire que c’était d’un ennuie mortel, et j’ai ensuite durant quelques années essayé de m’en persuader. Mais maintenant il est devenu inutile de luter : les profs qui m’entourent ont l’air de prendre tellement de plaisir à enseigner que ça en devient irritant. Je n’ai plus qu’une seule envie : devenir un de ces dieux qui partagent leur savoir.

Pour en revenir cette fois-ci à la chimie seulement, je dois avouer que même si c’est palpitant de manipuler, ce n’est pas sans grandes déceptions.

Dans le cadre des Olympiades de Chimie mercredi dernier nous avons synthétisé (polymérisé ? Puis zut, je dis bien ce que je veux) du polystyrène à partir de styrène. La manipulation est longue. Il ne suffit pas de verser deux solutions dans un bécher pour avoir ce qu’on veut. Il s’agissait dans un premier temps d’extraire du styrène d’une solution commerciale pour ensuite la faire mijoter à 110° avec son pote, l’initiateur de radicaux libre histoire de casser une double liaison et lancer la polymérisation. Le temps de cuisson était d’une heure.

A vrai dire, à la fin de la manipulation, on versait notre pot-au-feu dans du methanol. Et c’est là qu’apparaissant le polystyrène.

J’étais persuadé que j’allais voir se former des petites billes de polystyrène expansé. Les petites billes qui forment les plaques de PSE. Dans ma tête, le scénario était tout fait : Quelque part dans la solution allait se former une petite bille puis elle grossirait jusqu’à ce qu’elle remonte en surface (Archimède qui pousse le bouchon). Ça allait faire comme une boule à neige à l’envers, ça allait être magnifique et génial.

Evidement quand on a versé le styrène dans le methanol il ne s’est absolument pas passé ça. Il s’est juste formé un précipité blanc comme on en voit souvent en chimie. Du chlorure d’argent ou le trouble de l’eau de chaux (oui, je ne me souviens plus de l’espèce chimique qui se forme). J’étais déçu à un point !

Mais bon on avait quand même du polystyrène. Le polystyrène ce n’est pas du polystyrène expansé parce qu’il est tout sauf expansé.

C’est dans ces moments là qu’on se souvient qu’on habite sur terre et que les choses réellement surprenantes ne nous surprennent même plus.

Depuis je n’aime plus le polystyrène.

jeu 12 10 2006

Homo Homo Sapiens

Aujourd’hui je me suis rendu compte que l’homophobie existe aussi autour de soi. Je veux dire qu’elle existe, certes, partout, mais je n’avais jamais remarqué son expression proche de moi. Enfin, je me comprends globalement. J’espère que ce que j’écris n’est obscur que pour moi.

Bref, l’homophobie subsiste en France en 2006. C’est évident car elle existera toujours, tout comme la xénophobie, et toutes les discriminations imaginables et inimaginables comme la pneumophobie (qui existe malgré tout et se caractérise par la peur de respirer, peur bien souvent mortelle)

En cherchant des infos sur la lutte de l’homophobie dans les établissements scolaires, je suis tombé sur certains blogs assez incroyables géniaux. Ce que j’ai remarqué c’est que les jeunes homos qui souffrent ne le font plus en silence. Il y a moins d’une demi décennie, on pouvait souffrir librement dans notre coin. C’était particulièrement formateur de morfler quelque temps avant de pouvoir mordre la vie à pleines dents.

Aujourd’hui, l’homo débutant souffre mais il le dit, il le raconte et le décortique en allant droit aux faits sur son blog et il reçoit dès lors des commentaires de soutient du monde entier. Internet facilite la découverte de l’existence d’une communauté homosexuelle (qui est selon moi le déclic fondateur) sans que ce désirs de découverte existe réellement. C’est comme si vous goûtiez à un fruit exotique et rare sans même savoir que vous êtes en train de manger.

Mais bon, admettons qu’une construction sans souffrance ne soit pas génératrice de petites pédales égocentriques et superficielles. Admettons.

Ces blogs aussi touchant que les mots fléchés de Télé Loisir innovent toutefois dans le mauvais goût en illustrant leurs propos creux d’images horribles (parce que ça fait genre de parler d’un sujet grave avec des images d’automutilation, ça fait si super hype over méga groove cool)

J’ai peur de devenir homophobe quand j’étudie le regard que je porte sur cette nouvelle vague d’homotisation. De l’homo en veux-tu, en voilà, je trouve ça pathétique et j’ai honte. Notre présence dans les médias (à la télévision) provoque sans doute un appel d’air qui doit en convertir quelques uns, mais on s’écarte de plus en plus de cette idéologie de lutte pour un monde plus ouvert. L’homo d’aujourd’hui n’est pas prêt à se battre pour les grandes causes de son camp mais est plus là pour le sexe, la fête et tout ce qu’il lui sera possible d’absorber en soirée. Alors qu’il y avait avant (du moins je crois) une sorte d’élitisme dans la communauté de jour, n’importe quelle petite pouf peut à l’heure actuelle emmerder son monde sous couvert de son homosexualité.

Comprenne qui voudra.

Après, je me plante peut être.

Mais au départ la question que je me posais c’était comment ôter ces quelques mots du vocabulaire courant de certains ?

Et aussi : Mais sont-ce pour autant des marques d’une potentielle homophobie ? Faut-il réellement un lapin pour faire un civet ? Comment agir contre l’homophobie relative et potentielle dans un lycée ?

D’autre énigmes que le club Scoubidou se fera un plaisir de résoudre une prochaine fois.

mer 4 10 2006

Sur le dos

Faire ci, faire ça, de nouvelles choses, quelques responsabilités. On finit par ne plus en voir le bout alors que ce n’est pas plus compliqué que ça. Quelques minutes, un bout de papier et un stylo, et voilà le récapitulatif des choses dans lesquelles je me suis enfouis cette année. Délégué de classe, c’est mignon, présenté au CVL c’est citoyen, le journal du lycée pour mon avenir, le théâtre pour perdre mon eczéma, employé de temps en temps dans un bar pour de l’argent, et le bac, grand bac, parce qu’il le faut tout simplement.

Une année mouvementée qu’il faudra concilier avec une vie sociale, des lectures et des passions.

C’est rien.

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