20-3

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (2/3)

Mais quand on lit ces petites ambitions, on remarque que nulle part apparaît la volonté d’être ingénieur. Déjà, je ne me suis jamais vraiment demandé ce que ça pouvait bien être. Un ingénieur à du géni, un ingénieur gémi un géni ailleurs.

Dans ma tête, les ingénieurs appartenaient à une espèce à part dérivé de l’homo sapiens-sapiens. Ces êtres étranges portaient des lunettes, était aussi grand que fin, ne parlaient pas, ne souriaient pas. Ils pensaient ! Toute la journée, ils s’occupaient à penser dans des grandes pièces blanches avec des charlottes sur la tête. Quand ils ne pensaient plus, ils griffonnaient des choses sur un petit cahier blanc d’ingénieur. Ils économisaient leur salive, ils ne communiquaient que lorsqu’il le fallait. Ils utilisaient des mots assez étranges, un vocabulaire d’initié. Coupé du monde réel, ils étaient obligés de se retrouver entre eux, car bien qu’intelligents, ils restaient avant tout de grands incompris.

Je suis aujourd’hui incapable de dire pourquoi je l’ai fait, mais je me suis inscrit au concours des INSA de manière à être ingénieur. Du jour au lendemain, l’ingénierie a alors représenté tout ce que je pouvais attendre d’un boulot. J’ai encore du mal à comprendre quels ont été les mécanismes de cette découverte, mais c’est comme ça.

Quoi qu’il en soit, j’ai sérieusement entré mes notes de première et de terminale, celles des épreuves anticipés du bac et mes différents établissements. J’ai patiemment attendu les résultats de la vague A en priant pour que le destin choisisse pour moi ce que je devais faire dans ma vie (ingénieur ou prof en passant par prépa).

Quelques mois se sont alors écoulés.

A suivre …

dim 20 05 2007

Insara bien qui insara le dernier (1/3)

L’orientation est un sujet assez particulier. Si je fais un petit bilan de tout ce que j’ai voulu devenir, on peut trouver :

-          Boulanger, quand j’étais à l’école maternelle, je prévoyais d’ouvrir une boulangerie avec ma grand-mère et la remorque de mon père. Ma voie était toute tracé : j’aurais fait le pain et ma grand-mère des quatre-quarts (car les clients n’aiment que ça)

-          Médecin, ça a duré quelques semaines avant que je passe à l’hôpital pour me faire recoudre un bout de lèvre.

-          Professeur de Physique Chimie. En 4ème, pour la première fois de ma vie j’ai eu une idée réalisable, ça a duré un an avant que l’informatique s’impose à moi (enfin revienne à moi.)

-          Un boulot dans l’informatique. Ca a duré quelques semaines avant que je ne fasse un stage dans une entreprise de maintenance informatique. Les employés fumaient comme des pompiers, ils étaient mal payés, particulièrement geek et pas très drôle. La raison a alors très rapidement repris sa place dans ma tête.

-          Professeur de Physique Chimie. Cette idée est revenue en seconde jusqu’à ce qu’on me dise de manière assez violente « Non Mathieu tu vaux mieux que ça ».

-          Journaliste. Cette idée s’est imposée en seconde et s’est poursuivie en première. Je comptais viser Science (Winni the) Po(oh) pour rentrer à l’école supérieure de journalisme à Lille. J’habitais alors dans les Pyrénées Atlantiques, cette idée ne me choquait pas.

-          Journaliste scientifique. Un jour, je me suis rendu compte que l’histoire n’était pas aussi passionnante que mes cours de physique. Je ne me souviens plus comment ça s’est mis en place, mais ça m’a semblé tout d’un coup très clair. J’ai alors tout de suite eu envi de devenir Fred de « C’est Pas Sorcier ». Après, j’ai voulu devenir journaliste scientifique.

-          Professeur de physique. C’est revenu au début de la terminale quand je me suis dit que ça ne valait pas le coup de se faire chier à vouloir faire une prépas.

-          Professeur agrégé de physique chimie avec un passage par une prépas et par Normal Sup. Là je ne sais pas trop ce qui m’est arrivé, mais j’y ai cru quelques temps, jusqu’à ce que je me dise que ça ne servirait pas à grand-chose.

-          Professeur agrégé de physique et pigiste : Durant mon année de terminale, j’ai imaginé beaucoup d’assemblages différents.

A suivre …

mer 4 10 2006

Sur le dos

Faire ci, faire ça, de nouvelles choses, quelques responsabilités. On finit par ne plus en voir le bout alors que ce n’est pas plus compliqué que ça. Quelques minutes, un bout de papier et un stylo, et voilà le récapitulatif des choses dans lesquelles je me suis enfouis cette année. Délégué de classe, c’est mignon, présenté au CVL c’est citoyen, le journal du lycée pour mon avenir, le théâtre pour perdre mon eczéma, employé de temps en temps dans un bar pour de l’argent, et le bac, grand bac, parce qu’il le faut tout simplement.

Une année mouvementée qu’il faudra concilier avec une vie sociale, des lectures et des passions.

C’est rien.

dim 10 09 2006

Vrac du dimanche soir

Du matériel, une nouvelle trousse, un paquet de motivation et quelques nouvelles ambitions. Et très vite on se demande si c’était la meilleure chose à faire, si ces matheux vont devenir des amis. On cherche comment séduire mais on n’en a pas réellement envi. On se dit que c’était pas si mal avant, ou que ce n’est pas mieux maintenant. Peut-être moins pire. Mais peu importe c’est comme ça.

Ne jamais regretter, ne jamais se dire « et si » car les choses sont au mieux dans le meilleur des mondes.

Encore une année pour continuer à cultiver ma différence au risque de choquer, au risque d’être rejeté pour ce qui est dans mon monde quelque chose de normal.

Quitter des collègues pour retrouver des camarades de classes en ayant appris que les choses ne changent guère entre le lycée et le monde du travail.

Petite nostalgie.

sam 22 07 2006

Un serveur

Je ne suis pas un de ces serveurs professionnels qui portent sur leurs plateaux plus de bouteilles de coca qu’en boivent les américains. Je suis un simple serveur débutant qui fait ça comme job d’été, mais j’ai déjà eu l’occasion de constater le mépris de certains. Porter un plateau nous transforme en de vulgaires sous-merdes aux yeux de quelques chieurs. Parce qu’on est payé pour leur servir, ils nous sont supérieurs et en profitent pour nous écraser.

Coca

Les contrastes qu’il peut y avoir en une soirée sont impressionnants. Servir certaines personnes devient pour moi un véritable plaisir. Des gens agréables avec qui il est possible de discuter quelques instants, de partager quelques paroles sur tout, sur rien, avant de poser sur leur table leurs consommations. Mais d’autres viennent ternir le tableau avec leur complexe d’infériorité dans leur vie de tous les jours qu’ils vengent sur nous, la race inférieure.

Au final, c’est plus triste pour ces pauvres bipèdes qui doivent noyer leur chagrin dans des pressions que pour nous, les moustiques à écraser. Heureusement, l’équipe d’où je travail est vraiment parfaite pour ça. Le client est roi, mais le client con peut aller se faire voir.

L’union fait la force.